La mort d’Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, confirmée par un groupe jihadiste rival

Abubakar Shekau, chef jihadiste de Boko Haram au Nigeria, dans une vidéo datée du 12 mai 2014.

Plus de deux semaines après de violents combats entre factions jihadistes rivales dans le nord-est du Nigeria, le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a annoncé la mort d’Abubakar Shekau, le chef historique de Boko Haram, dans un message audio. Ce message confirme notamment qu’Abubakar Shekau a fait sauter sa ceinture d’explosifs pour ne pas avoir à se rendre, alors qu’il était assiégé par les hommes de l’Iswap, au cœur de son bastion.

« Shekau a préféré l’humiliation dans l’au-delà à l’humiliation sur terre », affirme l’enregistrement diffusé sur les canaux de communication habituels de l’Iswap, écrit notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian. Autrement dit, le chef jihadiste a choisi de se suicider en déclenchant sa ceinture d’explosifs, plutôt que de tomber entre les mains de ses ennemis.

Ceux-ci se réjouissent aujourd’hui de sa mort et dénoncent dans leur message les « atrocités inimaginables » commises par Abubakar Shekau. Ses méthodes sanguinaires, notamment envers les civils musulmans, avaient déjà précipité la scission du groupe Boko Haram en 2016.

Depuis, Iswap a étendu son aire de contrôle depuis la région du lac Tchad en s’en prenant principalement à l’armée nigériane, tandis que Shekau avait repris les rênes d’une faction historique de Boko Haram depuis son repaire de la Sambisa.

Le groupe EI dans une position dominante

Après sa mort, le groupe État islamique apparaît clairement dans une position dominante. Mais il faudra tout de même composer avec les groupes toujours fidèles à Abubakar Shekau implantés dans la région. Certains ont d’ores et déjà lancé des attaques contre les jihadistes affiliés à l’État islamique ces derniers jours.

Après sa prise de la forêt de Sambisa, l’Iswap a envoyé des messages aux populations des pourtours du lac Tchad pour les encourager à rejoindre son « califat ».

Qu’est-ce que la mort d’Abubakar Shekau va changer ? Vincent Foucher, chercheur au CNRS, revient d’abord sur l’annonce de sa disparition : « Elle [la mort de Abubakar Shekau] est déjà ancienne car, en fait, elle daterait du 18 mai. Mais, il y a beaucoup de sources et il y a des audios qui circulent aussi. Donc, la dernière nouvelle, c’est cet audio de Abou Mosab al-Barnaoui, le leader de l’autre faction, qui mentionne la mort de Shekau. Là, je crois que c’est la bonne, effectivement. »

« Je pense, poursuit Vincent Foucher, que cela va dépendre beaucoup des conditions qui sont en train de se dessiner maintenant, au fond. Est-ce que la faction liée à l’État islamique arrive à récupérer sans trop de pertes la plus grande part du capital militaire et humain de Shekau ? Si l’Iswap récupère une grosse part des hommes et du matériel de Shekau, c’est une assez mauvaise nouvelle. C’est vrai que Shekau avait occupé l’actualité, c’est une sorte de croque-mitaine terrifiant. Mais en réalité, l’Iswap, la faction liée à l’État islamique, est beaucoup plus dangereuse en tout cas pour les États du bassin du lac Tchad, parce que c’est une faction qui s’est réformée, qui s’est renforcée, qui a développé une manière de faire plus subtile, plus nuancée que Shekau. La faction liée à l’État islamique a rompu avec ça, assez largement et donc elle fonctionne beaucoup mieux. Elle a eu des résultats militaires beaucoup plus militaires que Shekau ces trois/quatre dernières années ».

Le Mali dans l’attente de la nomination du futur Premier ministre

Le Mali attend que soit nommé son nouveau Premier ministre après la démission forcée de Moctar Ouane et du président Bah N’Daw, la semaine dernière, déposés par le vice-président, le colonel Assimi Goïta, qui s’est depuis attribué la présidence de la Transition. Depuis plusieurs jours, la situation est passée du potentiel chaos dénoncé par la communauté internationale à la presque normale. Et tout semble prêt pour cette nomination, très attendue et, en fait, presque connue déjà.

Tant que l’annonce n’est pas officielle, tout reste possible, analyse David Baché du service Afrique. Mais on voit mal ce qui pourrait empêcher la nomination de Choguel Maïga au poste de Premier ministre. Le nouveau président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a publiquement dévoilé son intention d’offrir le poste au M5, et le M5 a publiquement confirmé que c’était bien lui, Choguel Maïga, président du comité stratégique du mouvement, qui avait -finalement- été désigné en interne.  

Côté international, la tenue du sommet de la Cédéao, dimanche, pouvait susciter des craintes chez la junte militaire au pouvoir. Mais ce sommet a finalement laissé passer le nouveau coup d’État d’Assimi Goïta : le Mali est suspendu de la Cédéao, mais la nomination d’un président civil n’est plus exigée, comme c’était le cas après le putsch d’août dernier. Seule l’est, justement, celle d’un Premier ministre civil.

Sur le plan national, la réconciliation du M5 et de l’imam Mahmoud Dicko, ancien pilier du mouvement qui avait fait défection, tout en restant incontournable sur la scène politique malienne, a été intelligemment mise en scène lundi.

Source: RFI

Attaque à Tominian

La Force spéciale anti-terroriste, de nouveau la cible d’une attaque terroriste à Tominian dans la région de Ségou. L’assaut mené ce jeudi matin par des individus non identifiés a été vivement repoussé par les éléments de la FORSAT.

source studio Tamani

L’Afrique du Sud veut interdire l’élevage de lions en captivité

Des touristes interagissent avec un lion dans un parc près de Johannesburg, le 7 février 2020.

L’Afrique du Sud a annoncé, dimanche 2 mai, son intention de mettre un terme à l’élevage de lions en captivité, que ce soit pour la chasse, pour en faire des attractions touristiques ou pour vendre leurs ossements sur les marchés d’Asie de l’Est où ils sont réputés pour leurs prétendues vertus médicinales. Le pays, dont le tourisme représente 7% du PIB, veut promouvoir une expérience plus authentique de la vie sauvage.

Selon, Barbara Creecy, ministre sud-africaine de l’Environnement reprenant à son compte les conclusions d’un rapport écrit par un comité d’experts chargé par le gouvernement de se pencher sur les règles encadrant la chasse, le commerce et la captivité des lions, éléphants, rhinocéros et léopards. Seulement 3 500 lions à l’état sauvage

Selon ce rapport dévoilé dimanche, l’industrie de l’élevage est néfaste pour la protection des lions sauvages, car elle renvoie une image négative qui nuit à l’écotourisme, source de financement pour la préservation des animaux sauvages. 

L’organisation Blood Lions, qui milite contre l’élevage des lions, a salué cette décision. D’après elle, environ 7 000 fauves seraient actuellement élevés dans plus de 200 fermes en Afrique du Sud pour la chasse en enclos, le commerce des os, le tourisme ou les recherches scientifiques. Et seulement quelque 3 500 lions vivent à l’état sauvage dans le pays, selon l’ONG Endangered Wildlife Trust. Un business très lucratif

Les éleveurs auront leur mot à dire, a tempéré la ministre de l’Environnement. La chasse aux trophées génère environ 350 millions de dollars par an. 

« L’intérêt, c’est de permettre aux gens qui s’intéressent à la chasse d’avoir une expérience authentique », a voulu rassurer la ministre, « plutôt que de tirer sur un animal sorti de sa cage ».

Le comité a également recommandé la suppression progressive de l’élevage en captivité des rhinocéros, et d’étudier les options sur la future utilisation des stocks de cornes de rhinocéros, dont le commerce fait l’objet d’un moratoire depuis 1977. La corne de cet animal est prisée en Asie pour ses prétendues vertus thérapeutiques et le braconnage décime l’espèce, alors que l’Afrique du Sud abrite 80% de la population mondiale de rhinocéros.

Source: RFI

Ramadan 2021 au Mali : chaleur, coupures d’électricité et cherté de la vie inquiètent des jeûneurs

Le Ramadan a débuté mardi 13 avril 2021 au Mali. Il intervient dans un contexte marqué par une forte chaleur accompagnée par des coupures intempestives d’électricité, une augmentation des prix de certaines denrées de première nécessité, le coronavirus entre-autres. À Bamako, de nombreuses personnes estiment déjà que le jeûne va être difficile cette année.

« Vu l’allure des choses, c’est un peu compliqué, il fait énormément chaud. Ce n’est pas évident de faire le carême dans la chaleur. Au moins qu’on nous laisse l’électricité », affirment un habitant de la capitale malienne. Des chefs de famille s’inquiètent aussi pour les dépenses. « A vrai dire, le mois de Ramadan a coïncidé avec une période très difficile dans notre pays. En plus, il fait très chaud, donc on ne fait que prier et demander la clémence de Dieu », souligne un d’entre eux.

Notons que le ramadan est une période importante dans la religion musulmane. En plus de son importance sur le plan religieux, le jeûne permet également de soigner des maladies, affirment des médecins maliens. Pour le « Sohour », repas consommé avant l’aube pour démarrer le jeune, ces spécialistes de la santé recommandent aux jeûneurs de manger des fruits et des aliments riches en protéines, mais aussi de bien s’hydrater. Par ailleurs, Dr Ibrahim Sissokodiététicien nutritionniste, demandent d’éviter les aliments trop sucrés.

SOURCE: STUDIO TAMANI

Pandémie de Covid-19 au Mali

La pandémie de Covid-19 est une crise sanitaire majeure provoquée par une maladie infectieuse émergente apparue fin 2019 en Chine continentale, la maladie à coronavirus 2019, dont l’agent pathogène est le SARS-CoV-2. Ce virus est à l’origine d’une pandémie note 1.
Déclarée le 11 mars 2020 par l’Organisation mondiale de la santéAu Mali, elle est identifiée à partir du 25 mars 20202.

Un communiqué de presse officiel annonce qu’il s’agissait de deux Maliens rentrés de France les 12 et 16 mars respectivement. Le premier est une femme de 49 ans résidant à Bamako et le deuxième un homme de 62 ans vivant à Kayes (ouest du pays).

Le 26 mars, deux nouveaux cas sont enregistrés par le ministère de la santé et des affaires sociales. Pour faire face à l’épidémie qui avait jusque là épargné le pays, dans une adresse à la nation, Ibrahim Boubacar Keïta, le président de la République du Mali a décrété l’état d’urgence et instauré un couvre feu de 21h à 5h du matin3.

Le 27 mars, avec 7 nouveaux tests positifs de Coronavirus, le Mali passe à 11 cas4.

Le 28 mars, avec 7 nouveaux cas confirmés, le total passe à 185.

Le 31 mars, 25 cas testés positifs et deux décès6.

Le 3 avril, le bilan publié par le ministère de la Santé fait état de 39 cas testés positifs7. En avril 465 nouveaux cas et 24 décès, portent le total de cas à 490 dont 26 décès8.

En mai avec 775 nouveaux cas et 51 décès, le total des cas monte à 1 265 dont 77 décès9.

En juin 916 nouveaux cas et 41 décès, portent le nombre de cas à 2 181 dont 116 décès10.

En juillet 354 nouveaux cas et huit décès, portent le nombre de cas à 2 535 dont 124 décès11.

En août 241 nouveaux cas et deux décès, portent le nombre de cas à 2 776 dont 126 décès12.

En septembre 325 nouveaux cas et cinq décès, portent le nombre de cas à 3 101 dont 131 décès13.

En octobre 453 nouveaux cas et cinq décès, portent le nombre de cas à 3 554 dont 136 décès14.

En novembre 1 156 nouveaux cas et 20 décès, portent le nombre de cas à 4 710 dont 156 décès15.

Le 18 décembre 2020, le Mali annonce « la fermeture des écoles, bars, restaurants et de certains commerces pour contrer une hausse du nombre de cas depuis plusieurs semaines. Les bars et restaurants sont fermés pour 14 jours depuis samedi minuit, et tous les établissements d’enseignement privés et publics seront fermés jusqu’au 10 janvier »16.

En décembre 2 319 nouveaux cas et 113 décès portent le nombre de cas à 7 029 dont 269 décès17.

En janvier 2021, 1 062 nouveaux cas et 61 décès portent le nombre de cas à 8 091 dont 330 décès18.

En février 2021, 285 nouveaux cas et 23 décès portent le nombre de cas à 8 376 dont 353 décès19.

En mars 2021, 1 666 nouveaux cas et 32 décès portent le nombre de cas à 10 042 dont 385 décès20.

Pandémie de Covid-19 au Mali

MaladieMaladie à coronavirus 2019 (Covid-19)
Agent infectieuxSARS-CoV-2
OrigineWuhan (HubeiChine)
Localisation Mali
Coordonnées17° N, 4° O
Premier casBamako et Kayes
Date d’arrivéeDepuis le 25 mars 2020 (1 an, 1 mois et 8 jours)
Cas confirmés13 896 ()1
Cas soignés8 685 ()1
Morts485 ()1

Source :Wikipédia